Quart d'heure nord-américain #9
Découvrez les 70+ pages du cahier de signaux "Ce qui s’est (vraiment) joué lors de la Coupe du monde 2026” 🏆
Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans ce dernier “Quart d’heure nord-américain”.
Le trophée a été soulevé, les images du show de la mi-temps ont été critiquées, les timelines commencent à passer à autre chose après la célébration à Madrid, mais une Coupe du monde ne se referme pas avec un simple coup de sifflet final.
Il fallait bien une dernière édition pour clôturer cette série et vous proposer le cahier de signaux “Ce qui s’est (vraiment) joué lors de la Coupe du monde 2026”. Une manière de passer du flux au fond, vous connaissez la formule maintenant.
Merci d’avoir été au rendez-vous ces dernières semaines, d’avoir suivi, réagi, partagé. Si vous avez manqué un quart d’heure nord-américain, vous pouvez (re)trouver toutes les éditions ici.
Passez un bel été et rendez-vous le 25 août !
Ce qui s’est (vraiment) joué lors de la Coupe du monde 2026
Depuis lundi, nous devons nous réhabituer à notre quotidien. Nous sommes passés de journées rythmées par trois matchs, deux conférences de presse et un communiqué de la FIFA à une journée parfaitement normale. Les notifications se calment, les groupes WhatsApp aussi, on ne se réveille plus en filant sur MPP et on réalise qu’un événement qui occupait nos conversations depuis six semaines vient de disparaître du jour au lendemain. Alors comme après chaque grande compétition, la même question revient : que va t-il rester ?
Le vainqueur. Les buts. Quelques images. Une poignée de célébrations. Des déclarations chocs. Et, pour celles et ceux qui travaillent dans nos métiers, les campagnes qui ont réussi à émerger dans le bruit.
Les premières qui me viennent en tête sont assez prévisibles : Levi’s et son logo recouvert, Nike et ses collaborations qui lui ont permis de gagner une part de voix supérieure à son statut de non-sponsor de la compétition, Bank of America, la surprise des fanzones, avec ses charms. Il n’y a pas que les marques, il y a aussi les rituels d’après-match de l’Angleterre et de la Norvège. Il y a la Tartan Army qui a détrônée la marée orange néerlandaise. Quant à Haaland, il est LE joueur du tournoi.
J’espère que votre liste est différente de la mienne, ce serait plutôt bon signe. Cela voudrait dire que cette Coupe du monde a offert à chacun ses propres souvenirs. Et si ce n’est pas le cas, c’est que ces marques ont vraiment réussi à capter notre attention.
Les campagnes que j’aurais aimé voir pendant la Coupe du monde
Les premières fois. Pas les premiers buts, mais les premières Coupes du monde. La première d’un pays, d’un joueur, dans un stade, avec son enfant, entre amis ou même devant un écran à l’autre bout du monde. Une Coupe du monde ne se vit jamais de la même manière selon que c’est la première ou la cinquième. Pourtant, nous continuons à communiquer comme si tous les supporters partageaient la même expérience. J’aurais adoré qu’une marque bancaire ou une assurance s’empare de ces premiers souvenirs, à l’image de la FIFA qui a apposé un patch sur le maillot des joueurs disputant leur première Coupe du monde. Il y avait là un territoire d’expression fort autour des débuts, de l’émancipation, des rites de passage et des souvenirs que l’on garde toute une vie.
La der des der. Cette Coupe du monde était sans doute la dernière de Ronaldo, Modrić et probablement Messi. Trois joueurs qui ont façonné près de vingt ans de football. Je m’attendais à voir apparaître des films qui donnent des frissons, des installations OOH, des campagnes qui dépassent le simple post Instagram. Si Messi a bien eu droit à un hommage signé Michelob Ultra, le reste m’a semblé étonnamment discret. Comme si le sport avait encore du mal à célébrer les fins. Pourtant, on ne reverra plus jamais ces joueurs dans ce contexte et c’est précisément ce qui donne de la valeur au moment dont on est passé à côté.
L’après, après. Ici j’imagine une campagne signée par un acteur du tourisme, une compagnie aérienne ou une ville hôte qui ne s’arrête pas au coup de sifflet final, mais qui prolonge la Coupe du monde pendant quelques semaines. Pas en montrant les stades mais les lieux devenus spéciaux au cours de la compétition : le bar où vous avez regardé ce huitième de finale, le kebab du retour du stade, le banc où vous avez refait le match jusqu’à deux heures du matin, l’hôtel où vous avez dormi après un 4-6, la station de métro où tout le monde chantait. Tous ces endroits qui, en quelques heures, se sont chargés d’une valeur émotionnelle. Une fois la compétition terminée, on referme rapidement la porte, on passe au prochain événement, alors que je suis convaincue qu’il existe un territoire à explorer après le tournoi. Surtout en plein été, au moment où beaucoup réservent encore ses vacances ou des activités. Revenir sur ces lieux ne serait pas tant vendre une destination que prolonger un souvenir.
Le cahier de signaux
Dans ce cahier, on parle de :
Comment les marques ont transformé le décor de la Coupe du monde
Comment les pauses fraîcheur sont devenues des meme et pourquoi Haaland est le chouchou d’Internet
Comment la Coupe du monde a offert au Cap-Vert un boom touristique
Pourquoi les sélections ont leur propre barista
Comment YouTube a misé sur Shorts et comment Google a intégré Gemini dans l’expérience supporter
Comme d’habitude, les abonnés gratuits et mensuels retrouveront un aperçu de ce cahier.
Pour celles et ceux qui faisaient partie de l’ancienne offre annuelle — devenue « Ceux qui en veulent plus » et aussi appelé membre fondateur — bonne nouvelle : Substack regroupe désormais tous les cahiers de signaux en téléchargement sur une seule et même page.
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